Ce blog s'adresse aux étudiants et enseignants de français, aux amoureux de la langue française et de ses délices langagiers, aux amateurs de petits plats et d'expressions imagées culinaires, de cuisine du sud et de saveurs de l'été, le tout avec une pointe d'accent…
Un grand merci à tous ses participants !

lundi 29 août 2011

Une Sortie gourmande autour du Luberon


Une Sortie gourmande autour du Luberon


par Magui (groupe L'Estaque)

La France est, à mon avis, un pays de sybarites, des gens qui aiment les plaisirs de la vie et sont fiers de le reconnaître. Ce que je vais vous raconter n’est qu’un reportage de ce que j’ai vécu, mais ça vous servira peut-être comme inspiration à suivre l’exemple de ces expertes du «bon vivre » et vous abandonner à la sublimation des sens.

Tout commence une soirée d’été à Avignon. C’est bien de visiter les Palais des Papes et danser sur le pont mais la ville a beaucoup plus à offrir que ça et sa façon la plus authentique se cache au-delà des monuments historiques, comme par exemple dans un des nombreux théâtres plus au moins improvisés où ont lieu les oeuvres du « festival off », juste après le célèbre festival officiel. Après une découverte toujours intéressante du panorama culturel, c’est bien de passer la soirée à la rue de Teinturiers, en dégustant une assiette de fromages et du vin sur une des terrasses, où on trouve souvent de bons exemplaires de la nouvelle chanson française, dans une atmosphère jeune et bohème.

Mais ça n’est que le début. Pour expérimenter pleinement les délices les plus authentiques,  il faut s’éloigner du monde et se retirer dans la campagne. Les innocentes collines soignées de vignobles et des cyprès ressemblent à une peinture impressionniste en tonalités de vert, qui sert de fond pour les petits villages perchés, qui émergent sur le paysage comme des perles dorées sous la futile lumière du crépuscule. Je croix que là-bas, j'ai mieux compris la poésie symboliste française. Face à ce spectacle de lumière et de couleur, les soleils couchants de Verlaine devenaient une réalité.
Pour vraiment vivre tout ça, il faut quitter les restes de civilisation, qui nous accompagnent, laisser la voiture, le portable et l’ordinateur et se promener à pied ou en vélo. En contact direct avec le paysage, on pouvait l’expérimenter avec tous les sens : l’air mélangé de lavande et de figues, le chant des cigales, ...
     

DÍNER D'ADIEU DES COURS D'ÉTÉ: recettes

TIRAMISU(recette modifiée par Monica l'italienne)

Ingrédients

2 œufs
3 ou 4 cuillers de sucre
250 gr de ricotta
savoyards
café non sucré
poudre de cacao amer

Préparation

Avant tout, je vous conseille de préparer le café et le laisser refroidir.
Ensuite, séparez les blancs d'œufs des jaunes. Dans un bol, battez les jaunes et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse ; si vous voulez, vous pouvez faire ça au bain-marie mais, dans ce cas-là, vous devrez le laisser refroidir.
Ajoutez la ricotta et incorporez délicatement ; il est possible d'ajouter une cuiller de café froid.
On peut préparer le plat maintenant !
Déposez une petite couche de crème au fond d'un plat et saupoudrez de cacao .
Mouiller les biscuits dans le café, pas trop, et tapissez le fond du moule avec les biscuits. Recouvrez d'une couche de crème, saupoudrez de cacao. Alternez biscuits et crème. Terminez par crème et cacao.
Mettez au réfrigérateur 4 heures minimum: bon appétit!!!


….Histoire :


Il y a beaucoup de théories sur les origines du tiramisu : cinq régions d'Italie — le Piémont, la Lombardie, la Vénétie, le Frioul-Vénétie julienne et la Toscane — se proclament terre d'origine de ce dessert.

Parmi les légendes concernant les origines du tiramisu, on en trouve une qui fait remonter son invention à la fin du XVIe siècle, en Toscane, lors de la visite du duc de Toscane, Cosme III de Médicis, à Sienne. Le duc fit du tiramisu son dessert préféré, ramenant la recette à la cour de Florence, d'où il se répandit en Vénétie, à Trévise et à Venise. C'est à Trévise que le mascarpone est ajouté à la recette.

Mais en réalité, il n’y a pas la recette dans les livres d'avant les années ’70 ; en effet quelqu'un dit que le dessert est une invention récente, faite en 1971 dans le restaurant de Trévise Le Beccherie, ou dans son rival également trévisan, El Toulà.

C'est au XVIIIe siècle qu'il commence à être connu en dehors de l'Italie grâce à de nombreux auteurs de livres de cuisine italienne, qui popularisent l'ajout à la recette des biscuits appelés boudoirs.


Selon une autre tradition, il s'agit de la base d'une recette pour convalescence composée de jaune d'œuf et d'alcool qui aurait évolué au fil du temps: d'ici le nom "tire-moi en haut".

Une théorie encore plus prosaïque est celle expliquant que le dessert était simplement une manière de profiter des restes de gâteau et de café devenu froid pour ne pas les gaspiller. Il suffirait de rajouter un peu de liqueur pour rendre le gâteau durci plus mou et de recouvrir ensuite le tout de crème ou de mascarpone.

Une autre légende dit que pendant la Renaissance, les Vénitiennes faisaient du tiramisu pour en manger avec leurs amants le soir, croyant qu'il leur donnerait plus d'énergie pendant leurs relations sexuelles. Plus prosaïquement, une autre version dit que ce sont les prostituées vénitiennes, travaillant au-dessus des cafés, qui en auraient acheté la nuit pour leur redonner de l'énergie.




Gâteau aux pommes (recette polonaise d'Ewa)

Liste des ingrédients
  1. 750 g de farine
  2. 250 g de sucre
  3. 250 g de beurre
  4. Deux sachets de sucre vanillé
  5. Quatre œufs
  6. Une cuillère de levure chimique
  7. Deux kilogrammes de pommes pas sucrées
Préparation de pâte
Versez la farine, 175 g de sucre, un sachet de sucre vanillé et de la levure chimique dans un bol . Hachez le beurre froid avec un couteau, ajoutez 1 œuf et 3 jaunes. Malaxez rapidement le tout jusqu'à obtenir une pâte homogène. Laissez la pâte pendant une heure dans le frigo.
Préparation de pommes
Eplucher les pommes, puis les couper en lamelles. Ajoutez un sachet de sucre vanillé. Battez le blancs en ajoutant lentement 75 g de sucre.

Préparation finale

Etaler la moitié de pâte dans le moule à tarte. Disposer sur la pâte les lamelles de pommes et les blancs battus. Détachez l’autre moitié de la pâte et mettez-la en-dessous.

Faites préchauffer votre four à 175 degrés. Mettez le gâteau dans le four pendant 45 minutes.



Je vous conseille de manger le gâteau chaud avec de la glace vanillée.

BON APPETIT!




Recette Tiramisù de CAROLINA (Préparation : 30 mn)



Le tiramisu s'élabore généralement avec les ingrédients suivants :

Ingrédients (pour 8 personnes) :

- 6 oeufs
- 120 g de sucre
- 500 g de mascarpone
- 400 g de boudoirs ou biscuits à la cuillère
- 1/2 litre de café noir non sucré
- 30 g de poudre de cacao amer
- 4-5 cuillères de Marsala sec ou liqueur (Amaretto),

Préparation :

Préparer du café noir.
Ajouter au café 4-5 cuillères de Marsala sec.
(photos 1-2)

Pour la crème :
Séparer les blancs des jaunes.
Fouetter les jaunes avec le sucre jusqu’à ce qu’ils blanchissent (photos 3-4).
Rajouter le mascarpone au fouet (photos 5-6-7).
Monter 5 blancs en neige et les incorporer délicatement à la spatule au mélange précédent (photos 8-9).

Mouiller les biscuits dans le café. Tapisser le fond du moule avec les biscuits. Recouvrir d'une couche de crème en alternant biscuits et crème.
Terminer par une couche de crème. Saupoudrer de cacao.
(photos 10/18)

Mettre au réfrigérateur 4 heures minimum.







DÎNER D'ADIEU DE COURS D'ÉTÉ: impressions

DINER D'ADIEU (JEUDI 4 AOÛT) DU SCEFEE : NOTRE GROUPE ÉTAIT CHARGÉ DE PRÉPARER DES ENTRÉES ET DES DESSERTS POUR ACCOMPAGNER L'EXCELLENTE PAELLA OFFERTE PAR LA DIRECTION(Monica, la prof)


Tout est prêt…nous sommes en file l’une après l’autre, belles et souriantes dans nos robes de fête, pleines d’ orgueil (en vérité, mélangé à un peu d’inquiétude aussi) pour la réussite de nos gâteaux. 

Voilà Cristina, Zoé, Monica, Ewa, Magui, Monica l’ Italienne et moi ( ooops, je me suis à peine rendu compte qu’ il y a un homme aussi, Heiko, pardonne-moi pour avoir tout mis au féminin !)

Différents pays, différents métiers, différents âges, différents vécus. 

Et pourtant, nous sommes tous ici, devant un ravier de tiramisu ou de tarte aux pommes polonaise, en espérant que ce moment dure le plus longtemps possible, ici, où nous avons échangé nos rêves, nos expériences, les meilleures de nos recettes et, surtout, nous avons partagé ensemble notre vive passion pour le Français, cette langue si délicate et élégante, douce et croustillante comme les savoyards sucrés de nos desserts. 

Merci à tous pour cette aventure merveilleuse!

Chiara



La soirée finale

Hier soir nous avons préparé un dîner final pour les personnes qui sont dans notre cours d'été. C’était une grande fête avec cinquante personnes. Nous avons décidé de préparer du melon au jambon, des pêches au thon, un tiramisu, et un gâteau aux pommes. J'ai aidé avec la préparation du melon au jambon et c'était très amusant parce qu'il y avait trois personnes qui ont aidé avec cette préparation, chaque personne avec un petit travail différent, et j'avais la tâche de mettre le jambon et le melon ensemble. J'aimais cette tâche parce que c'était un peu artistique et aussi parce j'avais l'occasion de les goûter ! J'ai aussi aidé avec les pêches au thon. Je n'ai jamais goûté les pêches au thon, qui sont faites avec du thon, de la mayonnaise et des œufs dans une moitié de pêche. J'avais peur de les goûter parce que ça avait l'air un peu bizarre, mais quand je les ai mangées, c'était très bon et c'était la chose que j'ai le plus aimé ce soir !
Zoé Falk




lundi 8 août 2011

un dîner comme un roman-photo

Grâce au talent d'Ana Flora du groupe Arles et de Maguy, professeur enthousiaste, voilà le déroulé du dîner organisé par sa classe par une belle soirée de juillet dans le patio de la cafétéria…








Voilà, les gourmands ont posé leur appareil photo pour profiter enfin du repas et de la soirée…

vendredi 5 août 2011

"Souvenir d'enfance"

Une odeur de menthe et nous voilà replongé dans notre enfance… Un magnifique souvenir partagé par Fatima Hafez du Brésil.

Ma mère disait:
        ‘Il faut arroser les plantes très tôt, mes filles’, quand j’étais petite et que nous vivions à la campagne dans une ferme.
         Nous, mes soeurs et moi, prenions nos chapeaux, chacune un panier à la main et moi l’arrosoir parce que c’était à moi l’obligation d’arroser le jardin potager.
         Pour y arriver il nous fallait tout simplement sortir par la porte de la cuisine, traverser le terrain où il y avait d’un côté la porcherie et de l’autre le poulailler et au milieu, un puits.
           Nous courions pour jouer à qui arriverait la première et moi très petite arrivais toujours la dernière et perdais l’épreuve.
            Il nétait pas très grand, le jardin, mais il y avait tout ce dont nous avions besoin.
           Des carottes, des laitues, des choux, des tomates, des épinards, des aubergines, des haricots verts, tout, disposés dans des plate-bandes rectangulaires et des chemins tout autour pour que nous puissions y accéder plus facilement. Et les herbes, ma mère les plantaient le long du mur, en bambou pour ne pas laisser entrer les poules.
          Ma soeur, la plus âgée faisait sortir l’eau du puits et remplissait mon arrosoir...
           Il y avait au coin du mur quelques pierres disposées n’importe comment et c’était juste là qu’était plantée ma préférée, la menthe.
           D’un vert très foncé, vive, robuste, la menthe attirait toujours mon attention.
          Je prenais quelques feuilles et je faisais mon devoir en mâchant ses feuilles.....
           Et avant de rentrer j’en prenais toujours quelques tiges que j’ajoutais au panier que ma soeur avait rempli des légumes, pour que ma mère nous fasse une tisane, assaisonne la salade ou même prépare des plats.
           C’est ainsi que, quand je sens l’odeur de la menthe, je me souviens de mon enfance.


Quelle bonne odeur !


Un bref récit inspiré par les "petits souvenirs olfactifs" de Megumi Hirayama

Il y a 14 ans, je suis allée au Yémen pour aider à faire baisser la mortalité des  femmes enceintes.
Je me souviens de l’odeur variée  des villages où des femmes  viennent d’accoucher.  Elles ont mis de l’encens brûlé sous leur jupe.  Presque toutes les femmes accouchaient à la maison sauf à Sana’a, la capitale. 
En plus, les visiteurs donnent des épices pour célébrer la naissance de l’enfant.  Dans la maison du nouveau-né, on peut sentir l’air doux et humer un parfum agréable.
Un jour, j’ai été invitée par la famille d’un nouveau-né.  Quand je me suis approchée de la maison, j’ai senti un arôme très doux.
 
Moi : Quelle bonne odeur !

La maitresse yéménite : Quelle odeur ?
 
Ensuite, nous avons trouvé une pomme pourrie dans le buffet…

samedi 30 juillet 2011

groupe Cassis invitation du 22 juillet 2011 et texte de Chikako

La FETE de Chikako


C'était une fête très amusante bien qu'il y ait beaucoup de difficultés pendant sa préparation. D'abord, il y a eu la difficulté de décider un menu qui n'avait pas besoin de feu. C'est pourquoi on a choisi seulement les plats froids. Ensuite, le budget pour la fête était limité quel que soit le nombre d'invités prévu : faire un calcul des quantités n'était pas facile. C'est vrai que c'était la première fois que je cuisinais plus de 1 kg de taboulé !!!

On n'a pas eu le temps de distribuer les rôles. J'ai joué le "rôle taboulé" parce que c'était ma proposition. La recette était simple mais il a fallu couper tous les légumes en petits dés. Heureusement, il y avait beaucoup de monde qui l'a fait avec moi. Malgré les couteaux qui ne coupaient pas bien, on a fini de le préparer très rapidement. Pendant la préparation, on a eu beaucoup de temps pour parler avec les amis. C'était très amusant alors j'ai oublié les difficultés auxquelles j'avais pensé. Même si j'ai mis trop de citron dans le taboulé, le plat était très bon.

vendredi 29 juillet 2011

Exquis dîner du groupe "le français à la bouche"

Avant de vous montrer les images de la soirée, voilà le menu concocté par les stagiaires brésiliens, chinois, indiens et suisses  sous la direction de Jana, notre experte gastronome brésilienne :

La brigade du cours
« Le français à la bouche »
a l’honneur de
vous convier à son exquis dîner de clôture
le vendredi 29 juillet, à 19H45 dans le patio de la cafétéria
  
 Hors d'oeuvre
ENTREZ, s’il vous plaît !

Feuille d’endive farcie à la brunoise de pomme citronnée,
parsemée de noix concassée et de fromage de brebis

Plat de résistance 
TOMATES ET PÂTANTES

Tomates à la provençale
accompagnées de pâtes au parfum basilic

 Dessert
« LOU BLASOUN » FRUITÉ

Quartiers de melon de Provence, pêche,
nectarine au coulis rouge,
parfum surprise


Bon appétit !!

jeudi 28 juillet 2011

Cadeaux souvenirs parfumés


Encore un très beau texte, sensible et sensuel, né de l'évocation de l'odeur de savons parfumés.
Ce texte a été écrit lors de l'atelier d'écriture autour des odeurs et des souvenirs olfactifs 
par la  Jeune Fille aux Cheveux Blancs…


Mes derniers jours chez lui ont été très parfumés. Je retournai au Brésil et j'ai acheté plusieurs  savons marseillais. Chaque fragrance m'a rapporté un petit moment que j'ai vécu au cours de l'été où nous avons été ensemble. L'odeur à la maison était comme celle du petit magasin de savons qu'il m'a fait connaître  la première fois que je suis allée à Marseille. Et l'un des premiers petits plaisirs quotidiens que j'ai connu de lui. Il y a le parfum de son corps, l'arôme que a émané de la salle de bain de la maison qui a été ma maison pendant les trois mois ici. Le parfum qui a pénétré nos corps et a formé notre transpiration. Mais cette odeur concentrée me rappelle tout le temps que je vais quitter cette vie, notre vie, ma vie.

Après être retournée chez moi, j'ai donné un des ces savons à ma mère et toutes les fois où je suis allée lui rendre visite, peu importe de quoi nous parlions, l'odeur de lavande m'a transporté en France et m'a évoqué ses bras.

Deux mois après que je suis rentrée au Brésil, j'ai reçu par courrier un carton avec toutes les choses qu'il me  manquait de Provence : du pastis, du vin rosé et plusieurs savons, même un liquide, ce qui me rappelait  nos vacances en Poitou-Charentes. Et m'a rappelé encore les derniers jours ensemble. J'ai fermé la caisse car ces petits souvenirs parfumés sont l'unique chose qui me rappelle la vie que j'ai quittée.


Maintenant je suis en France. Avant de venir, j'ai ouvert le carton et j'ai laissé l'odeur parfumer ma chambre. Ce parfum a fait exhaler des souvenirs et  mes souvenirs de verveine, de lavande, de basilic. J'hume la vie encore. Et comme je retournai en France, j'ai distribué ces petits cadeaux parfumés. Et ça m'a rappelé une fois de plus que je vais partir et quitter une autre vie.

« Le duel des tasses à café »


 Une autre histoire de tasses à café qui se battent en duel à la cuisine… Histoire écrite par Nadi lors de l'atelier d'écriture.

"Chers enfants, aujourd'hui je vais vous raconter une histoire sur les dangers du sucre. Pouvez-vous imaginer une belle maison et une cuisine très inhabituelle ? Je crois que oui !  Dans cette petite cuisine tout a sa place et son opinion. Opinion ? Oui ! Une fois que l'horloge sonne cinq heures, Tina et Pina croisent  les  épées à nouveau."

« Tina , ne touche pas le sucre, tu sais que c'est mauvais pour toi! »  a dit Pina à son camarade.

« Pour moi ...  je suis juste une tasse de café comme toi! » a répondu Tina avec un grand geste de son épée.

« Tina, tu ne comprends pas, tu dois garder ta ligne et ton cœur ! »
« Cœur, mais je n'ai pas de cœur ! «   et elle a souri.
« Tina, tu vas avoir des caries et tes dents abîmées se casseront. S’il te plaît, ne touche pas le sucre ! « 

"Ahhh, quelle carie ? Donne-moi le morceau de sucre pour sucrer mon lait " a dit Tina à Pina en colère.

"Tina je vais me battre avec toi jusqu'au dernier souffle..... Le sucre affaiblit la vue" a dit Pina à Tina en levant son bras pour frapper.
"Pina, tu ne comprends pas. Je n'ai pas de yeux ..... "   se défend Tina

.
Mais une fois que l'horloge sonna cinq heures et cinq minutes  tout s’est figé. Les verres étaient de nouveau dans le placard, le sucre dans le sucrier et  le propriétaire était assis et il  buvait son lait. Alors ce conflit est conservé jusqu'à ce jour parce que nous aimons tous le sucre. Si vous mangez du sucre en petite quantité, il ne peut pas nous faire du mal, mais si vous en mangez trop, il a des effets indésirables.
En conclusion nous pouvons dire que tout dans des petites doses est bon pour la santé.

L’odeur de la pluie


 Voilà une question existentielle sur l'odeur de la pluie, écrit dans le cadre de l'atelier d'écriture.
par Nobi

Tandis que la pluie est presque seulement de l’eau, son odeur n’est pas le même parce que l’eau n’a pas d’odeur. Qu’est qu’il y a de spécial dans la pluie qui lui donne son odeur ? Depuis mon enfance, je me posais cette question. 
Ayant vécu dans plusieurs pays, j’ai découvert que l’odeur de la pluie est la même partout. Bien que chaque ville, ou chaque quartier, ait leur odeur particulière, quand il pleut, c’est la même odeur de pluie qui domine mon odorat.
Est il possible que l’odeur de la pluie soit un mélange des odeurs de toutes les choses sur la terre ? Si c’est la cas, est-ce que son odeur sera différente une autre fois ou changera-t-elle dans le futur? C’est vraiment dommage que nous ne puissons pas conserver son odeur en dehors de notre mémoire.

mercredi 27 juillet 2011

A la recherche des odeurs senties


Une évocation d'un souvenir d'enfance liée à une odeur très particulière… De Marta
 
Je viens de sentir le bankoor, une odeur d’enfance presque oublié, et me voilà chez ma grand-mère  à l'âge de  8 ans.
Qu’elle était belle avec son chignon bien fait, son visage poudré, sa robe grise et sa tendresse ! Beaucoup de tendresse, même quand elle nous faisait des reproches. 
Elle aimait la bonne chère, je me rappelle bien. Petit à petit je devine tout un défilé de parfums qui me sont très chers, les uns après les autres dans ma mémoire, jusqu’à l’ivresse de mes sens.
Sa cuisine sentait la menthe, parfois le poivre, l’oignon blondi dans du beurre, ah le beurre, surtout le beurre !
Sa cuisinière à bois, la fumée, le maïs grillé, le poulet avec des frites, les tripes de mouton farcies, les cigares, le "kibe"... Tout préparé à la façon grand-mère.
Et enfin les pains. Quand elle les sortait du four, c’était une vraie fête, la fête de notre enfance à jamais perdue.  

Les petits souvenirs parfumés

Un beau texte sensible écrit lors de l'atelier d'écriture consacré aux petits souvenirs olfactifs…
d'Alessandro

L'odeur mentholée du baume du tigre m'a ramené à mon enfance, quand je jouais dans l'équipe de foot de notre village. C'était lors des moments précédents les matchs. Alors, de nombreux coéquipiers avaient l'habitude d'utiliser une lotion avec une odeur très proche du baume du tigre. La lotion était censée chauffer les muscles pour réduire le risque de blessures musculaires. J'ai l'image d'une cabine étroite - on ne jouait pas en Ligue 1...- devant mes yeux, où une quinzaine de garçons  cherchaient leur maillot dans le grand sac que l'entraîneur avait placé au milieu de la cabine. L'odeur de la lotion me rappelle également la nervosité ressentie avant les débuts de match.
Dans mon univers, l'odeur de menthe est liée étroitement à l'odeur de l'herbe fraîchement coupée, qui se substituait à l'odeur de la lotion au fur et à mesure qu'on s'approchait de la pelouse. C'est aussi l'odeur de la terre que je ressens. Comme les terrains de foot dans ma région d'origine se trouvent souvent à la lisière de forêts, je sens aussi une légère odeur boisée flottante, qui est parfois forte et d'autres fois presque imperceptible. L'odeur de l'herbe coupée et le souvenir de mes samedis passés à jouer au foot étant unis par un fort lien, je suis perplexe face à la tendance de construire des stades avec du gazons synthétique. Peut-être va-t-on parfumer les pelouses en plastique avec des essences d'herbe coupée pour apaiser les conservateurs comme moi.  


mardi 26 juillet 2011

"Huis-clos"

Voilà un autre texte écrit lors de l'atelier d'écriture sur le thème de la personnification des objets de cuisine… Bonne lecture !

Monsieur Pain Grillé 320 s’est trouvé en tôle avec Monsieur Pain Grillé 160 qui est là depuis une semaine déjà, dans le grille-pain.


PG160 - Bienvenue, comment vous appelez-vous ?

-       PG 320 .

PG160 – Qu’avez-vous fait ?

PG320 – Rien. Mais l’enfant de la maison n’a pas voulu me manger parce que j’étais très frais et alors Mme Labonne m’a emprisonnée ici.
               Et vous, qu’avez-vous fait ?

PG160 – On m’a oublié à côté de la fenêtre de la cuisine et avec cette chaleur, je suis devenu rouge comme une tomate. Alors, on m’a mis ici, à côté de vous.
               Je vois que vous êtes déjà trop dur et que personne ne se souviendra de vous. Votre fin sera la poubelle ou la chapelure et vous finirez sur un bifteck panné.

PG320 – Vous faites une tempête dans un verre d’eau ! La famille Labonne est partie en Tunisie et personne ne va vous déranger.

Soudain, le jardinier arrive, allume le grille-pain, prépare un croque-monsieur et les mange…
PG320 + PG160 = croque-monsieur.

Auteur : Evangelina Moras - Brésil

Fruits et légumes en Provence et en Ukraine






Ma classe est allée au marché mardi 12 juillet. C’est parce que nous avons fait une fête le soir avec d'autres étudiants des cours d'été. Nous devions préparer le repas pour ce dîner. Alors nous sommes allés au marché. Il y avait là-bas beaucoup de fruits et de légumes. D’abord nous avons regardé les prix des produits que nous voulions acheter. Après, nous les avons acheté où c'était le moins cher.
Il y a beaucoup de fruits et légumes en Ukraine aussi. Mais ici, en France, j’ai été impressionnée en voyant une si grande variété de salades. Il n’y a pas autant de choix dans mon pays, seulement 2-3 variétés de salades. D’autre part, il y a des cerises jaunes en Ukraine, et je n’en ai jamais vu en France. Dans mon pays les concombres ne sont pas aussi longs que les concombres français. Ils font environ 10-15 cm. Ici, en France, les melons sont très sucrés et je les aime bien ! Les melons ukrainiens sont moins sucrés. Je pense que c’est parce que dans mon pays il y a une autre variété de melon. Ils poussent dans le sud de l’Ukraine.
Si nous comparons les prix, je peux dire que le prix des légumes en France est un peu plus cher, mais le prix des fruits est le même qu'en Ukraine.
En général, je passe du temps au marché avec plaisir !
Olena

samedi 23 juillet 2011

"Prise d'otage à l'hôtel d'Aix"

Histoire écrite par Nobi lors d'un atelier d'écriture consacrée à la vie secrète des objets à la cuisine…

Prise d'otage à l'hôtel d'Aix

A Aix-en-Provence, le 20 Juillet 2011, Midi.

Depuis ce matin, à l’Hôtel Aix, Max, le grille-pain, a pris deux des ses collègues, les von Mies, en otages en exigeant un  meilleur traitement à la direction de son travail.
D’après l’une de ses collègues, Max  était toujours mécontent parce qu’il restait sur le buffet en ne faisant rien tandis que sa collègue machine, Illy la cafetière, faisait des centaines de café. “Max cherchait toujours des occasions pour montrer son pouvoir, mais il n’en avait pas l’occasion,” dit-elle, “parce que les clients ici préfèrent des viennoiseries et n’utilisent pas les grille-pains.”

Max: “Je demande à être muté à Tokyo! Si non, je brûlerai les von Mies!”

Les von Mies: “Au secours! Au secours!”

La directrice de l’Hôtel: “Calmez-vous, Max. On peut trouver une solution!”

Max: “Je répète. Envoyez-moi à Tokyo!”

La directrice: “Mais, pourquoi vous voulez aller  à Tokyo?”

Max: “J’ai entendu de les clients japonaises parlent que, là-bas ils n’ont que du pain de mie ou de riz comme petit déjeuner dans les hôtels. Là, je peux montrer mon vrai pouvoir !”

La directrice: “Mais, en ce moment, Japonaises  économisent l’électricité. Je ne pense pas que vous aurez beaucoup plus de chance de montrer votre pouvoir.”

Max: “Non. Ce n’est pas vrai. Vous essayez de me tromper.”

Les von Mies: “Au secours! Il fait beaucoup trop chaud ici maintenant! Au secours! Nous ne voulons pas mourir!”

La directrice: “O.K. O.K. Max. Je vais vous envoyer  à Tokyo ! Libère donc les von Mies, s’il te plaît.”

A Tokyo. Quelques jours après.

La directrice: “Je vous présente votre nouveau collègue, Max le grille-pain. Il est Français. Il est venu à Tokyo pour mieux servir nos clients ici avec son pouvoir.”

Tout le monde : “Bienvenue à Tokyo.”

Max: “Bonjour. Je suis très heureux. C’est la ville de mes rêves.”

Tout le monde: “Max. Montrez-nous votre pouvoir!”

Max: “Bien sûr.”
Max commence à griller quelques tranches de pain de mie. Mais, les pains restent toujours blancs.. Max essaye de toutes ses forces, mais pas de chance.

Max: “Je ne comprends pas.. Qu’est-ce qui se passe? Peut-être la fatigue du voyage. Je peux consulter un médecin ?”
Après quelques analyses, le médecin lui dit “Max. Je suis désolé. Mais, vous ne pouvez pas travailler ici au Japon.”

Max: “Pourquoi?  C’est la terre de mes rêves !”

Le médecin: “Mais, ici, l’électricité a la tension de 100 volts. Vous avez besoin de 220 volts. Je suis désolé mais il y a rien que je peux faire pour vous.”

Max: “Oh Non....” Parfois, il vaut mieux que nous nous renseignions mieux avant d’entreprendre une action....